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Les promos de la maison: ce dimanche on casse une graine de bonne facture

C’est tombé sur nos télex il y a quelques jours: un plan à ne pas manquer ce dimanche 25 mars sur le plateau croix-roussien.

A partir de 11h00 et jusqu’à plus soif, 3 agités du bulbe s’unissent pour une forme de brunch dominical décomplexé. Idéal pour conclure son marché tout proche ou pour ponctuer sa journée du seigneur en quête de saveurs.

Le lieu: La Manu-Facture, hot-spot gourmand regorgeant de pépites à boire et à manger.

De quoi faire des emplettes de premier choix avec une sélection de produits de première bourre (putain de magret de canard fumé aux épices… j’en ai la larme qui perle…).

Le casting: 3 fines et bonnes gueules, de quoi se régaler au propre comme au figuré.

Manu, taulier de l’adresse et figure agitée de la bistronomie lyonnaise (par le passé: Mon père était limonadier, En Mets fais ce qu’il te plait…) qui ne manquera pas de nous régaler à coup d’anecdotes et de cochonaille.

Cyrille, écailler migrateur, qui dégainera ses Normandes pour l’occasion.

Hubert, de l’ABC du goût, cuisinier et sommelier à domicile, qui fera rayonner son épicurisme bon teint.

Quand on sait en plus que les deux derniers cités font partie des agitateurs de La Bulle qui a marqué les esprits des habitués de Nuits Sonores, l’atmosphère s’annonce haute en couleurs.

La Manu-Facture, 14 rue Roussy, 69004 Lyon


JC Beaumont

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Epicier en goguette: Saturne, Sven Chartier (Paris)

Voilà une adresse qui nous faisait saliver depuis un moment. Un temps rebuté par le buzz puis repoussé par l’attente imposée pour obtenir une table, c’est finalement à l’occasion d’un dîner à 4 mains que la découverte s’est jouée. C’est en effet dans le cadre des «F***ing Dinners» de l’Omnivore Festival que nous avons joué des coudes et de la fourchette pour tâter des talents unis pour un soir et annoncés complémentaires de Sven Chartier, maître des lieux, et de Davy Schellemans, Veranda à Anvers.

D’emblée le confort est trouvé: cadre épuré mais pas dépouillé d’âme, jouant sur les matières naturelles, camaïeux de bon tons… le décor est certes dans l’air du temps mais pas poseur. Le service s’avèrera quant à lui, tout au long de la soirée, on ne peut plus charmant et convivial. Deux ou trois petites imprécisions ne viendront pas gâcher la tonalité générale: une équipe généreuse et souriante, loin des penchants hautains de certaines tables parisiennes un poil modeuses.

Alors, une fois cela dit, qu’est-ce que ça raconte niveau papilles? C’est parti pour la pérégrination associant mets et vins…

Huître, cresson, poire // Aligoté 2010, Yann Durieux

Une entrée en fanfare, à la manière d’un appel au peuple sur place publique: «oyez, oyez, ça va envoyer!» Des huîtres comme des berlingots parfaits, dodus comme il faut, sur lesquelles reposent des tranches de poires, comme des langues de chat lapant la boursoufflure de mer avec gourmandise. Une forme de danse subtile entre iode et sucre astucieux où le cresson, fort de ses racines mi-terreuses mi aquatiques, joue les porte-chandelles habiles.

Asperge verte, citron, oeufs de saumon // Perrière les vielles 2007, Guy Blanchard, Mâconnais

La palette qui suit est attrayante à souhait. Déjà on devine jeux de textures et liaisons savoureuses. Le croquant des asperges est percuté par moment par l’explosion des oeufs de saumons, billes marines se fracassant sur les brise-lames turgescents et verts. Le ressac légèrement citronné vient titiller les papilles comme un goût de reviens-y. Cette foutue sauce est terrible! On a l’impression que les produits sont posés là, bruts, quand en fait ils sont évidemment sublimés ici, valorisés par leur juxtaposition.

Le vin est parfait. Un poil beurré, une chouette longueur de bouche. Une touche légère de miel… L’équilibre ferait passer ce banlieusard pour un bourgeois presque beaunois.

Saint-Jacques, oignon, pomme de terre fumée // Charme du loir 2006, Jean-Pierre Robinot, Jasnières

Evidemment les Saint-Jacques sont saisies à la perfection, dorées sur tranche, nacrées à coeur. Mais franchement c’est le moins que l’on puisse demander à une adresse de cette trempe revendiquée… Là où le tour de main se laisse savourer c’est que finalement la noblesse du produit phare en vient presque à devenir accessoire tant la justesse des compagnons est de bon ton. La pomme de terre fumée, se dévoilant sous la forme d’une purée qui rendrait à la mousseline ses lettres de noblesse à force de légèreté et de finesse. L’oignon en deux façons, confit au four et juste vinaigré, comme des hommages aux condiments cultes de la maison Troisgros. Enfin ce satané bouillon qui donne envie de basculer l’assiette au bord des lèvres pour laper jusqu’à la dernière goutte ce jus précieux et juste. Un putain de plat!

Céleri rave, lait ribot, truffe de Richerenches // Savasol 2007, Julien Courtois, Sologne

A mon goût peut-être en deçà au niveau plaisir mais le tour de main reste là. L’attaque en bouche, franche du collier avec la truffe, est suivie par la séduisante amertume du céleri. Le traitement de ce dernier joue sur deux tableaux: spaghettis al dente rondement menés et mousseline affutée.

Le godet dédié est juste parfait, une robe incroyable, manière de gelée royale à l’état liquide. La complexité aromatique souligne joliment les atours du plats.

Turbot sauvage, endive, persil // Bianco 2009, Massa veccia, Toscane

Alors là, attention, le plat qui suit en a sous le capot. La cuisson du Turbot est juste splendide: la peau croustillante et gouteuse comme une chips que l’on voudrait décoller pour la déguster pour elle seule, la chair fondante, fine et puissante. Chapeau bas! L’endive confite et sa touche d’amertume, la sauce persil, embeurrée à merveille, quelques pousses végétales au goût marin… autant de boosters pour composer à l’envie des bouchées de plaisir maximum.

Et le pinard proposé en serviteur du dit plat est une vraie perle: un petit bijoux aux arômes de coing accompagnant de belle manière un plat au fort parti-pris aromatique.

Oseille, pomme, cidre // Muscat sec 2009, Anne-Marie Lavaysse, Minervois

Bombe de bombe! Un dessert à vous faire se pâmer le plus coincé des gourmets. Une forme de trou normand, laissant la bouche et les sens apaisés et allégés. Un exercice de style gourmand, donnant envie de creuser l’assiette à coup de cuillère rageuse. Un trip étonnant, proposant de mettre en scène textures et saveurs peu communes pour un moment attendu comme sucré. Une quenelle de glace à l’oseille à vous taper le front contre la tablée, accompagnée par une forme de crumble formé par la chlorophylle récupérée lors de la fabrication de la dite glace. Copeaux de meringue et de pomme viennent agrémenter ce voyage pour fine gueule nécessiteuse. 

En résumé un dessert splendide, une nouvelle fois fiancé avec justesse à un vin servant le propos: un terroir floral et généreux venant swinguer avec l’ingéniosité déconcertante de l’assiette.

Chèvre, gingembre poivre // La colline inspirée, Emmanuel Lassaigne, Champagne

Pour la note finale, à peine le bol posé sur table, les humeurs du poivre viennent chatouiller des narines déjà sur-sollicitées durant le dîner. Un éclat final en forme de panorama de textures (mousse de chèvre, fluide poivré, croquant de la tuile, fondant du gingembre confit…) où le poivre la jouerait en mode ponctuation/excitation. Une chouette conclusion à un dîner ébouriffant.

C’est une certitude, la pérégrination entre Paris et Anvers s’est révélée joliment troussée. Un chemin moderne et sincère, pointu et généreux. Merci les gars, c’est promis on reviendra goûter vos prouesses même lorsque vous serez esseulés. Parce que vous nous avez sincèrement régalés!

JC Beaumont

Saturne, 17 rue Notre-Dame des Victoire, 75002 Paris. 01 42 60 31 90


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Epicier en goguette: Le 126, Mathieu Rostaing Tayard (Lyon)

Halte du midi chez l’un des 4 signataires carnivores de Nice To Meat You en décembre dernier. Fréquentée à plusieurs reprises, la table de MRT nous avait toujours ébouriffé. Franche et audacieuse tout en restant pleine d’humilité, sa cuisine nous a une nouvelle fois collé ce petit sourire mutin du gourmand repu et aux anges.

Écrevisses, polenta, fenouil et cacahuète:

Subtil équilibre, des écrevisses qui se tiennent, fermes comme il faut, sur une polenta, certes très vue,mais ici de bon aloi. Cacahuète et fenouil venant mettre une petite fessée à ce montage qui,esseulé, serait resté trop sage. D’entrée le décor est planté.

Poitrine de Veau, tapenade, anchois, coques et artichauts:

 

Ravissement pour mon œil délicat, ce médaillon plein de couleurs a eu vite fait d’emballer mes papilles. Terre et mer swinguent joliment dans une danse que l’on voudrait prolonger. Du rab en cuisine?

Miel, mandarine, pignon, ganache chocolat, réglisse:

Le miel, entre sirop et gelée à peine prise, joue parfaitement son rôle de diplomate sucré. Les saveurs et textures se mêlent et s’allient à chaque enrobée de cuillère. Un dessert à vous faire aimer l’hiver.

Alors voilà, la mauvaise nouvelle c’est que Mister Tayard se taille ailleurs… Dans une petite semaine le 126 aura tombé le rideau. Envie de souffler. Enfin surtout de souffler sur les braises de sa créativité, de son besoin de rencontres. Le père Rostaing s’envole donc pour quelques mois d’errance (et de vacances aussi) avec l’envie, déjà en germe, d’un nouveau projet. Forcément nourri des pérégrinations culinaires qu’il aura mené ce temps durant. Souhaitons juste pour la Capitale des Gueules que cette aventure le ramène à bon port et que le futur bébé sera lyonnais . Bon vent!

JC Beaumont


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Miam!!! La vidéo de l’événement “Nice to meat you” est en ligne… N’oubliez pas de rejoindre la nouvelle page d’Alimentation Générale par ici

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“Tu veux ma photo?!” Ben oui justement! Si tu as envie de découvrir les images des garçons bouchers qui ont animé la soirée Nice To Meat You et bien d’autres clichés encore de cette édition de début décembre clique donc sur leurs bobines…
Crédit photo: Brice ROBERT - Photographe
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“Tu veux ma photo?!” Ben oui justement! Si tu as envie de découvrir les images des garçons bouchers qui ont animé la soirée Nice To Meat You et bien d’autres clichés encore de cette édition de début décembre clique donc sur leurs bobines…

Crédit photo: Brice ROBERT - Photographe

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